La première d’Álvaro Arbeloa sur le banc du Real Madrid restera comme un sérieux avertissement. Éliminée par Albacete (3-2), formation de deuxième division, la Casa Blanca a vécu une soirée éprouvante en huitièmes de finale de la Coupe du Roi. Un revers d’autant plus douloureux qu’il est survenu dans le temps additionnel, quelques secondes seulement après une égalisation qui semblait relancer les Madrilènes.
Promu en début de semaine à la suite du départ de Xabi Alonso, Arbeloa espérait insuffler un nouvel élan. Il n’en a rien été. Malgré des circonstances atténuantes, notamment l’absence de plusieurs cadres dont Kylian Mbappé, le Real Madrid a affiché un visage inquiétant, manquant de maîtrise et de caractère. Une prestation qui a immédiatement déclenché une vague de critiques dans la capitale espagnole.
« Si quelqu’un est responsable, c’est moi »
Conscient de l’ampleur de la désillusion, Álvaro Arbeloa a choisi de ne pas se cacher au moment de s’exprimer face à la presse. D’emblée, le nouvel entraîneur a rappelé l’exigence particulière qui entoure chaque match du Real Madrid, expliquant que « dans ce club, même un match nul est déjà vécu comme quelque chose de mauvais ». Dès lors, une défaite face à une équipe d’un niveau inférieur prenait, selon lui, une dimension encore plus lourde.
L’ancien international espagnol n’a pas cherché à diluer les responsabilités. Il a clairement assumé ses choix, soulignant que c’était lui qui avait décidé de la composition de l’équipe, du style de jeu et des changements opérés. Dans cette logique, Arbeloa a affirmé que la responsabilité de l’élimination lui incombait pleinement. Un discours direct, sans détour, dans lequel il a également tenu à remercier ses joueurs pour leur attitude, insistant sur la nécessité de les aider à se relever, tant sur le plan physique que mental.
Entre défense de ses choix et appel au travail
Arbeloa n’a pas pour autant renié ses décisions. Revenant sur son onze de départ, il a expliqué qu’il était convaincu d’avoir aligné l’équipe adéquate, estimant également que le banc disposait de solutions de qualité. Il a reconnu la difficulté d’imposer de nouvelles idées en un laps de temps aussi court, rappelant qu’il n’était en poste que depuis quelques jours et que l’adaptation à un nouvel entraîneur ne se fait pas instantanément.
Sans accabler ses joueurs, y compris les jeunes Jiménez et Cestero lancés d’entrée, le technicien madrilène a insisté sur la nécessité de remettre le groupe au travail rapidement. Selon lui, plusieurs éléments doivent encore retrouver leur meilleur niveau physique, un chantier prioritaire avant le prochain rendez-vous de championnat.
Enfin, Arbeloa a tenu à livrer une réflexion plus personnelle sur l’échec. Il a reconnu comprendre ceux qui qualifient cette élimination de fiasco, tout en affirmant ne pas craindre ce type de revers. À ses yeux, l’échec fait partie intégrante du chemin vers le succès et constitue même un moteur de progression. Il a conclu en exprimant son impatience de retourner dès le lendemain au centre d’entraînement de Valdebebas pour poursuivre le travail avec son groupe.







