Moins de huit mois après son arrivée sur le banc du Real Madrid, Xabi Alonso a déjà quitté la Casa Blanca. Un départ aussi rapide que brutal, qui interrogeait en interne comme chez les supporters. Selon des révélations venues d’Espagne, trois motifs majeurs ont convaincu les dirigeants madrilènes de mettre un terme à l’aventure de l’entraîneur basque.
Le couperet est tombé plus tôt que prévu. Malgré un recrutement ambitieux et un statut de technicien très apprécié en Europe, Xabi Alonso n’a pas survécu à une première partie de saison jugée insuffisante par la direction madrilène. D’après le journaliste Edu Aguirre, figure d’El Chiringuito, trois éléments précis ont pesé lourd dans la décision du club.
Une préparation physique jugée insuffisante
Premier grief pointé par la direction sportive : l’état physique de l’effectif. En interne, le Real Madrid estimait que l’équipe manquait de fraîcheur, de constance et d’intensité sur la durée des rencontres. Plusieurs cadres auraient affiché des baisses de régime inquiétantes, notamment lors des matches à fort enjeu, alimentant l’idée d’une préparation mal calibrée dès l’intersaison.
Ce constat aurait été particulièrement mal vécu au sein d’un club où l’exigence physique est considérée comme non négociable, surtout dans un calendrier aussi dense.
Une relation fragile avec le vestiaire
Deuxième facteur déterminant : le manque d’alchimie entre Xabi Alonso et une partie du vestiaire. Si le technicien espagnol bénéficiait encore du respect lié à son immense carrière de joueur, certaines incompréhensions seraient apparues rapidement dans la gestion humaine du groupe.
Toujours selon les informations relayées en Espagne, plusieurs joueurs clés n’auraient pas pleinement adhéré aux méthodes de l’ancien coach du Bayer Leverkusen, créant une atmosphère jugée trop distante et peu propice à la cohésion collective attendue au Real Madrid.
Une image écornée face au FC Barcelone
Enfin, la goutte d’eau serait venue de la finale de la Supercoupe d’Espagne perdue face au FC Barcelone. Plus que la défaite en elle-même, c’est l’image renvoyée par l’équipe qui aurait profondément déçu les décideurs madrilènes : manque de caractère, fébrilité dans les moments clés et incapacité à répondre à l’intensité barcelonaise.
Dans un club où la symbolique des Clasicos dépasse largement le cadre sportif, cette prestation aurait été interprétée comme un signal d’alarme.
Recruté pour 8 millions d’euros auprès du Bayer Leverkusen, Xabi Alonso quitte Madrid avec un goût d’inachevé. Pour lui succéder, le Real a choisi une solution interne en confiant les rênes de l’équipe à Álvaro Arbeloa, pur produit de la maison blanche et double vainqueur de la Ligue des champions en 2014 et 2016. Il entraînait précédemment la Castilla, équipe réserve du club.
Un choix qui confirme une chose : au Real Madrid, le temps n’est jamais un luxe. Et même les icônes n’échappent pas à la loi du résultat et de l’exigence immédiate.







