La décision de la Confédération africaine de football de réformer le calendrier de la Coupe d’Afrique des Nations continue de faire débat sur le continent. Annoncé par Patrice Motsepe, le passage à une CAN organisée tous les quatre ans à partir de 2028 divise observateurs et acteurs du jeu. Mais du côté de la sélection algérienne, une voix expérimentée s’est clairement rangée en faveur de cette évolution : celle d’Aïssa Mandi.
Joueur le plus capé de l’histoire des Fennecs, Aïssa Mandi n’a pas cherché à esquiver la question en conférence de presse. Alors que la réforme est accusée par certains d’être dictée par les exigences du football européen, le défenseur algérien assume pleinement son soutien à la nouvelle orientation prise par la Confédération africaine de football, dirigée par Patrice Motsepe.
« Une décision logique pour le football africain »
Pour le joueur du Losc en Ligue 1, l’organisation biennale de la CAN avait fini par créer une forme de lassitude, aussi bien chez les joueurs que chez les observateurs. « Tous les quatre ans, je pense que c’est une bonne chose. C’est vrai que tous les deux ans, c’est un peu répétitif, on a l’impression de voir la CAN tout le temps », a-t-il expliqué avec franchise.
Le défenseur de l’Algérie estime que cette réforme permettrait d’aligner le football africain sur les standards internationaux. « Toutes les grandes compétitions continentales se jouent tous les quatre ans. En Amérique du Sud, c’est le cas, le Championnat d’Europe aussi. Je pense que c’est quelque chose de logique et que ce sera bénéfique pour le football africain », a-t-il poursuivi.
Consciente du vide que pourrait laisser l’absence d’une CAN tous les deux ans, la CAF a annoncé la création prochaine d’une Ligue des Nations africaine. Une compétition appelée à offrir davantage de matchs compétitifs aux sélections et à maintenir une dynamique sportive régulière sur le continent.
Pour Aïssa Mandi, cette transition peut représenter une opportunité, à condition qu’elle soit bien encadrée. L’expérimenté international algérien voit dans cette réforme une occasion de mieux préparer les grandes échéances, tout en préservant la qualité et la rareté de la Coupe d’Afrique des Nations.
Un avis qui tranche dans un débat encore loin d’être clos, mais qui rappelle que, du point de vue des joueurs, la réforme ne fait pas l’unanimité… contre elle.







