Actuellement, Thierry Henry est l’adjoint du sélectionneur belge Roberto Martinez. A moyen ou long terme, l’entraîneur français aimerait bien diriger l’équipe anglaise… d’Arsenal.
A 39 ans, Thierry Henry savoure pleinement le fait d’être le bras droit de Roberto Martinez qui dirige la sélection des Diables Rouges. Dans les colonnes de L’Equipe, l’ancien buteur français a reconnu qu’il aimerait bien entraîner, un jour ou l’autre, la formation d’Arsenal. Je n’ai pas la prétention de savoir si je pourrai aller quelque part un jour. J’irai où on me veut. Les gens pensent que je rêve d’Arsenal. Oui. » Malgré cela, le champion du monde 1998 a ajouté que cela restait « un rêve » pour lui à ce stade précoce de sa carrière de coach. « Comment pourrais-je avoir cette prétention ? ». A ses yeux, l’Alsacien n’arrive pas en bout de course à l’Emirates Stadium (En savoir plus).
Il y a quelques temps, Thierry Henry aurait pu prendre en charge de l’équipe des moins de 18 ans du club londonien. Mais à l’époque, le manager Arsène Wenger avait refusé d’acter sa venue à ce poste précis pour une raison particulière. « Arsène (Wenger) a dit que cela n’était pas compatible avec mon rôle de consultant. Ça s’est arrêté là. (…) Je suis parti. Je ne suis pas déçu. Je n’ai pas de priorité. Il faut déjà prouver que je suis bon pour entraîner. » A ce sujet, Thierry Henry a remarqué que c’était très difficile d’être un entraîneur efficace au quotidien.
Coach, un boulot de titan pour Henry !
« Je mesure le travail à effectuer. La préparation. Tout est étudié. La moindre erreur peut coûter très cher. C’est du 8 h-21 h 30 tous les jours. On parle de la séance d’hier, du match, du lendemain. » Pour lui, la frontière est dure afin de passer du statut d’ex-footballeur à celui de bon manager. « Joueur, ce n’était pas un faux métier. Mais là, c’est plus dur, plus prenant. Tu dois penser à tout. Un joueur rentre chez lui après son massage. Là, l’entraîneur doit gérer qui fait quoi, se préoccuper des blessés, de ceux qui ne jouent pas, de la presse, du débriefing des séances, des uns et des autres. Ce n’est pas évident. »
Enfin, le natif des Ulis a parlé de ses modèles au poste d’entraîneur. Thierry Henry a souligné le fait qu’il a « plus d’affinités » avec des gens comme Arsène Wenger ou encore Pep Guardiola qui officie à Manchester City. Toutefois, il a cité d’autres noms de coachs qui l’ont marqué lorsqu’il était encore un joueur professionnel. « Je n’oublie pas Ancelotti. Domenech, que j’ai eu en jeunes longtemps. Lippi pendant un mois. Tigana avec qui j’ai énormément appris. Ou à Clairefontaine : Francisco Filho. M. Damiano, Gérard Houllier. » Chacun a pu lui inculquer « des valeurs ». Il n’a pas oublié de faire un clin d’œil à Aimé Jacquet sous les ordres duquel il a remporté le Mondial 1998 au sein de l’équipe de France.







