Ousmane Dembélé a été sacré Ballon d’Or 2025, devenant le premier joueur français à remporter le trophée en Ligue 1 depuis Jean-Pierre Papin. Chez les femmes, Aitana Bonmatí signe un triplé inédit.
Le Théâtre du Châtelet, à Paris, a vibré lundi soir pour une édition du Ballon d’Or 2025 riche en émotions et en symboles. Devant des centaines de supporters du PSG massés sous la pluie, Ousmane Dembélé a confirmé son statut de favori en inscrivant son nom au palmarès, une consécration qui semblait impensable il y a encore quelques années.
L’attaquant du PSG, en larmes lors de son discours, a dédié son trophée à sa mère, présente à ses côtés. Une consécration d’autant plus marquante qu’il est seulement le deuxième joueur du club parisien, après Lionel Messi en 2021, à soulever le prestigieux trophée. « C’est le rêve de toute une vie », a soufflé Dembélé, ovationné par un public acquis à sa cause.
Chez les femmes, la milieu de terrain du FC Barcelone Aitana Bonmatí a écrit l’histoire en remportant son troisième Ballon d’Or consécutif, rejoignant Lionel Messi et Michel Platini parmi les rares joueurs à réaliser un tel exploit. À seulement 27 ans, elle s’affirme comme une figure incontournable du football mondial.
La soirée a également été marquée par un vibrant hommage à Diogo Jota et André Silva, disparus tragiquement deux mois plus tôt. Leurs proches et anciens clubs ont reçu une ovation nourrie, rappelant combien leur trace reste vive dans le monde du football.
Dembélé, Paris et la ferveur d’une ville
L’ambiance était électrique dans la capitale française, transformée en scène de célébration pour son nouveau héros. Les chants « Ousmane, Ballon d’Or » ont accompagné son arrivée tardive sur le tapis rouge, aux côtés de ses coéquipiers du PSG. Dehors comme dedans, le peuple parisien s’était donné rendez-vous pour vivre un moment historique.
Si Luis Enrique n’a pas pu être présent, son équipe disputant un Classique face à l’OM reporté au lundi soir, Dembélé n’a pas manqué de jeter un œil au match sur son téléphone durant la cérémonie. Une preuve que malgré la gloire individuelle, l’esprit collectif reste au cœur de sa réussite.
La cérémonie a aussi mis en lumière des instants inattendus, comme l’enthousiasme débordant d’un groupe d’écoliers invités, bruyants au point de huer Lamine Yamal, pourtant lauréat du Trophée Kopa devant les jeunes talents parisiens Joao Neves et Désiré Doué.
Enfin, l’émotion a traversé la salle lorsque Ruud Gullit a publiquement supplié Sarina Wiegman, couronnée entraîneure de l’année, de revenir un jour à la tête des Pays-Bas. La technicienne a préféré calmer les ardeurs : « Je reste avec l’Angleterre pour encore un moment », a-t-elle assuré.
Au-delà des récompenses individuelles, cette soirée restera comme celle où Paris s’est embrasé pour Ousmane Dembélé. Entre ferveur populaire, consécrations historiques et hommages émouvants, le Ballon d’Or 2025 marque un tournant fort dans la narration du football mondial.







