Longtemps englué dans la lutte pour le maintien, Everton retrouve des couleurs cette saison. Portés par le retour de David Moyes et une dynamique collective solide, les Toffees rêvent à nouveau d’Europe.
Il fut un temps où Everton regardait l’Europe droit dans les yeux. Puis les années ont passé, et avec elles une lente descente vers l’anonymat, voire la peur de la relégation. Mais cette saison, quelque chose a changé du côté de Goodison Park. Les Toffees sont de retour.
Huitièmes de Premier League à quelques journées de la fin, les hommes de David Moyes jouent à nouveau pour autre chose que leur survie. Une situation impensable il y a encore un an.
David Moyes, l’homme du renouveau
Le déclic porte un nom : David Moyes. Déjà passé sur le banc entre 2002 et 2013, l’Écossais connaît parfaitement l’ADN du club. Son retour a permis de remettre de l’ordre dans un effectif en perte de repères.
Son message est simple : reconstruire sans brûler les étapes. « On a trop souffert ces dernières années », a-t-il expliqué, tout en fixant un objectif clair à ses joueurs : croire à une qualification européenne.
Un discours qui a porté ses fruits. Everton n’est plus une équipe en crise, mais un collectif discipliné, difficile à manœuvrer et capable de rivaliser avec les meilleurs.
Si Everton avance aujourd’hui, c’est d’abord grâce à sa solidité. Avec seulement 37 buts encaissés en 32 matchs, la défense des Toffees figure parmi les plus solides du championnat.
Autour du gardien Jordan Pickford, des profils comme James Tarkowski ou Jarrad Branthwaite assurent une base fiable. Une fondation essentielle qui permet au reste de l’équipe de s’exprimer plus sereinement.
Au milieu, l’expérience d’Idrissa Gueye combinée à la qualité de distribution de James Garner offre un équilibre précieux.
Sans être flamboyant offensivement, Everton s’appuie sur un collectif cohérent. Iliman Ndiaye, Kiernan Dewsbury-Hall ou encore Beto apportent leur contribution dans un système où chacun connaît son rôle.
Les recrues estivales, entre paris à long terme et renforts ciblés, ont permis d’élever le niveau général sans bouleverser l’équilibre de l’équipe.
Résultat : Everton gagne en régularité, une qualité qui lui faisait défaut ces dernières saisons.
Le rêve européen en ligne de mire
À six journées de la fin, Everton reste en embuscade. À seulement cinq points des places qualificatives pour la Ligue des champions, et proche des positions européennes, tout reste possible.
Le calendrier s’annonce relevé, avec des confrontations face à Liverpool ou Manchester City, mais les Toffees ont désormais les armes pour lutter.
Pour Moyes, l’objectif dépasse cette saison. Il s’agit de poser les bases d’un projet durable, capable de ramener Everton là où il n’aurait jamais dû quitter : parmi les grandes places du football anglais.
Après des années d’errance, Everton retrouve enfin une direction. Et peut-être, bientôt, l’Europe.







