Trois semaines après sa finale perdue en CAN, Walid Regragui quitte officiellement les Lions de l’Atlas. Pour lui succéder, la FRMF a choisi un profil surprenant : le formateur Mohamed Ouahbi.
Le chapitre Walid Regragui s’est refermé comme il avait commencé : dans l’intensité. Moins d’un mois après la défaite en finale de la CAN face au Sénégal, la Fédération royale marocaine de football a accepté la démission de son sélectionneur. Une décision qui marque la fin d’une ère exceptionnelle, mais aussi le début d’un nouveau pari.
Regragui laisse derrière lui un héritage solide : une demi-finale historique en Coupe du monde 2022, première pour une nation africaine, et un bilan statistique parmi les meilleurs de l’histoire des Lions de l’Atlas. Mais l’usure était palpable. Trois années sous haute tension, entre attentes nationales et pression médiatique, ont fini par peser.
Arrivé en 2022 dans un contexte instable, Regragui avait su réconcilier le vestiaire et la nation. Son Maroc, compact et audacieux, avait renversé l’Espagne et le Portugal au Mondial qatari. Cette épopée avait transcendé le football africain.
Mais le football avance vite. Une CAN 2023 en demi-teinte, puis une finale 2025 perdue dans des circonstances cruelles, ont ravivé les débats. « J’ai tout donné », aurait confié le technicien à son entourage. À 50 ans, il quitte le banc avec l’image d’un sélectionneur qui a redonné une identité forte au Maroc.
Mohamed Ouahbi, le choix du formateur
Pour lui succéder, la FRMF a surpris en désignant Mohamed Ouahbi. Un nom moins médiatique, mais porteur d’un projet cohérent. Belgo-marocain, pur produit de la formation, Ouahbi a passé 17 ans au centre du RSC Anderlecht, accompagnant l’éclosion de talents comme Youri Tielemans ou Leander Dendoncker.
Depuis son retour au Maroc en 2022, il a métamorphosé les U20. Finaliste de la CAN U20, puis champion du monde U20 en octobre 2025 au Chili – premier titre mondial de l’histoire du football marocain – il s’est imposé comme un bâtisseur. Sa capacité à gérer les profils binationaux, un sujet sensible dans l’environnement marocain, a pesé dans la décision.
La mission est claire : préparer la Coupe du monde 2026. Sans expérience au plus haut niveau professionnel, Ouahbi devra rapidement trouver ses repères. Les premiers tests arriveront dès les amicaux face à l’Équateur et au Paraguay.







