L’ancien attaquant de l’équipe de France, Sidney Govou raconte pourquoi les Bleus se sont plantés à la Coupe du monde 2010.
La Coupe du monde 2010 restera à jamais comme l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire de l’équipe de France, à cause de la fameuse grève du bus à Knysna, les joueurs refusant d’en descendre pour aller s’entraîner en protestation du renvoi du groupe de Nicolas Anelka. Cet incident était intervenu entre le deuxième et le troisième match de poule des Bleus, décisif en vue de la qualification pour les 8es de finale.
Des joueurs ne voulaient pas respecter les consignes de Domenech
Cette triste affaire du bus n’était que l’épilogue d’un fiasco annoncé. Car le ver était dans le fruit bien avant, comme le raconte l’ancien attaquant Sidney Govou. Dès le premier match face à l’Uruguay (0-0), les joueurs étaient dans un état d’esprit frondeur. « Le problème, il est là : le coach avait donné des consignes, et les mecs ne voulaient pas les respecter. Le plan était pourtant clair, Domenech savait ce qu’il voulait mettre en place », a-t-il confié à So Foot.
« Mais à un moment donné, Franck (Ribéry) ne voulait pas jouer à droite, mais à gauche, Maloud’ (Malouda) voulait jouer à gauche, Nico (Anelka) voulait jouer en 10… Honnêtement, moi, ça m’a dégoûté parce que c’était du grand n’importe quoi », se souvient l’ancien Lyonnais. « Chacun tirait dans son sens, et ce n’est pas ce premier match qui a montré notre incapacité à faire des choses ensemble », a-t-il poursuivi.
« On le sentait venir depuis quelque temps déjà, notamment lors des matchs de préparation. Je pense d’ailleurs que Domenech m’a mis sur cette compétition pour compenser défensivement les faibles replis de Yo (Gourcuff) et Nico. Après, quand tu n’as pas d’organisation… On parle quand même d’une Coupe du monde », a conclu Sidney Govou.
Images de IconSport







