Sans être brillante, l’équipe de France a fait le job depuis le début de la Coupe du monde. Mais le temps commence à être long à Istra.
Il y a ceux, comme Florian Thauvin et Raphaël Varane, qui affirment ne pas trouver le temps long et s’amuser comme des fous entre les matchs et les entraînements de l’équipe de France. « Chaque heure de sommeil, chaque repas est important. C’est simple, on fait un entraînement par jour, parfois des séances vidéo, le reste du temps c’est nos repas, du repos, des soins avec le kiné et du temps entre nous pour rigoler », a confié l’ailier marseillais. « On passe le temps ensemble, et franchement on ne s’ennuie pas. On s’entend tous très bien, il y a une super ambiance », a ajouté le défenseur madrilène.
Tout irait donc pour le mieux. Pourtant, les journées sont longues à Istra qui, malgré le confort luxueux des lieux, n’offre pas beaucoup de distractions. Les Bleus sont confinés et ne voient personne ou presque de l’extérieur, contrairement à d’autres sélections qui logent dans des camp moins bunkerisés, ont le droit de se balader à l’extérieur ou d’avoir leur famille à proximité. Didier Deschamps lui, perpétue la tradition de l’isolement mis en place par ses prédécesseurs.
Les Bleus commencent à tourner en rond
Et puis il y a ceux, comme Djibril Sidibé, qui avouent tourner un peu en rond. « On vit bien, mais on connaît l’être humain, il a besoin de changer d’air de temps en temps. On se focalise sur nos matchs… Après, si le coach nous fait un petit cadeau, on est preneurs », a-t-il émis sans langue de bois en conférence de presse. Le sélectionneur a justement prévu de faire entrer les familles après le match de mardi contre le Danemark.
« C’est sûr qu’ils nous manquent beaucoup, relève Thauvin. Ce n’est pas facile de vivre sans les gens qu’on aime. On est pressés qu’ils arrivent pour les serrer fort dans nos bras », a reconnu Florian Thauvin. « On est un peu coupé du monde, mais on essaye de faire abstraction. On a tout pour bien travailler et s’éclater. Le temps peut être long parfois mais on est venu pour une Coupe du monde », a relativisé Djibril Sidibé. Depuis le début du rassemblement le 23 mai, les Bleus n’ont eu droit qu’à deux jours de coupure, après le match amical face à l’Italie.







