L’attaquant français Antoine Griezmann sait à quoi s’attendre lors du match contre l’Uruguay, un pays qu’il aime tout particulièrement.
Le quart de finale de l’équipe de France face à l’Uruguay (vendredi à 16 heures) aura un goût très particulier pour Antoine Griezmann. L’attaquant français est en effet un peu Celeste dans l’âme, du fait de son parcours qui l’a amené à côtoyé plusieurs joueurs et techniciens de ce pays et à apprécier leur culture. « C’est une nationalité que j’adore, des gens que j’adore, ça va être très fort émotionnellement », a-t-il reconnu.
Griezmann amoureux de l’Uruguay
Le meilleur joueur de l’Euro 2016 va notamment retrouver les défenseurs centraux Diego Godin et José Gimenez avec qui il joue tous les jours à l’Atletico Madrid et dont il connaît les failles, si elles existent. Il va donc pouvoir rancarder ses copains Bleus mais de son côté, aura peut-être du mal à surprendre ses deux coéquipiers de club qui eux aussi, le connaissent par cœur. A commencer par Diego Godin qui est par ailleurs… le parrain de sa fille.
« Je suis tous les jours avec lui, dans les vestiaires et en dehors du terrain aussi. C’est le parrain de ma petite fille (Mia, deux ans, ndlr). Quand j’ai signé à l’Atlético, c’est lui que j’ai appelé. C’est lui qui m’a donné envie de venir », a-t-il expliqué. Sa fibre uruguayenne s’explique aussi par la mentalité de son entraîneur à Madrid, Diego Simeone qui inculque le goût de l’effort, du sacrifice, de la cohésion, autant de valeurs présentes dans la sélection sud-américaine. Mais aussi par sa rencontre de Martin Lasarte (qui l’a fait débuter à la Real Sociedad), ou encore Chori Castro et Carlos Bueno.
Concernant ce dernier, « j’étais susceptible de lui piquer sa place, il le savait mais il passait me chercher le matin en voiture et me ramenait ensuite, il m’a aussi appris à me situer par rapport au défenseur sur les ballons aériens ou à orienter mon corps dans une telle situation de jeu », avait-il raconté à GQ avant son envol pour la Russie. « Dans le foot, chacun pense à soi. Les Sud-Américains se comportent différemment. Ils avaient tous 30 ans alors que moi, j’en avais 17. Ils faisaient tout pour que je me sente bien. Leur culture s’est inscrite en moi naturellement », a ajouté Antoine Griezmannn.
« Ca va être un match chiant »
« Vous avez vu leur match contre le Portugal (2-1 en 8e de finale samedi), c’était un 4-4-2 bien resserré, ils défendent tous ensemble, ils donnent tout pour le coéquipier, et c’est beau. C’est ce que je vis tous les jours à l’Atlético, et j’aime ça. J’ai un peu le style de Cavani, un attaquant qui donne tout et qui fait les efforts pour les autres. Ils vont prendre leur temps, tomber, aller râler auprès de l’arbitre. C’est leur jeu. Ils vont nous amener de leur côté, il va falloir être calme et faire jouer leur défense… Ça va être un match chiant », a-t-il averti.







