Alors que les Madrilènes menaient 1-0 grâce à un but splendide de Vinicius Junior, la rencontre entre le Real Madrid et le Benfica a été interrompue pendant dix minutes après des accusations d’insultes racistes visant l’ailier brésilien.
Peu après l’heure de jeu, Vinicius s’est dirigé vers l’arbitre français Francois Letexier, désignant un joueur adverse et signalant des propos racistes. Le référé a alors effectué le geste des bras croisés, introduit par la FIFA en 2024 pour activer officiellement le protocole anti-racisme. Dans la foulée, les joueurs du Real ont quitté la pelouse.
Le match a repris dix minutes plus tard. Il ira à son terme, avec une victoire madrilène 1-0 après un long temps additionnel. Un objet lancé depuis les tribunes aurait également touché Vinicius au bras en fin de rencontre, ajoutant à la tension ambiante.
Après le coup de sifflet final, l’international brésilien a pris la parole sur Instagram. « Les racistes sont, avant tout, des lâches. Ils ont besoin de cacher leur faiblesse. Rien de ce qui s’est passé aujourd’hui n’est nouveau dans ma vie », a-t-il écrit, dénonçant un protocole qu’il estime mal appliqué. Il s’est aussi interrogé sur le carton jaune reçu pour sa célébration.
Du côté portugais, l’attaquant Vangelis Pavlidis a défendu son coéquipier Gianluca Prestianni, évoquant davantage la rivalité entre Brésil et Argentine qu’un propos discriminatoire. À ce stade, aucune sanction officielle n’a encore été annoncée.
La Confédération brésilienne de football a immédiatement publié un communiqué de soutien : « Le racisme est un crime. Il est inacceptable. Vini, tu n’es pas seul. »
Ce nouvel épisode s’ajoute à une longue série d’incidents vécus par Vinicius ces dernières années en Espagne. Des condamnations judiciaires ont déjà été prononcées, une première historique dans le football ibérique. Pourtant, les débordements persistent.
Le protocole de l’UEFA prévoit trois étapes : arrêt temporaire du match, interruption prolongée avec retour aux vestiaires, puis abandon définitif en cas de récidive. À Lisbonne, seule la deuxième phase a été appliquée.
Ce nouvel épisode de racisme vient une fois de plus entacher l’image du football qui pourtant se veut un sport inclusif non discriminatoire.







