La victoire face au PSG (3-1) devait être une soirée de célébration pure au Roazhon Park. Elle l’a été… en partie. Car au-delà du succès retentissant des Rouge et Noir, Habib Beye a reçu de violente critiques.
Rennes a signé l’une de ses performances les plus abouties de la saison en dominant un Paris Saint-Germain maladroit et souvent dépassé dans les transitions. Solides défensivement, tranchants dans les projections offensives, les Bretons ont affiché un visage conquérant. Ce succès permet au club de grimper à la cinquième place du classement, relançant clairement la course à l’Europe.
Mais au moment d’aller saluer le virage rennais, l’ambiance a changé de tonalité.
Le Roazhon Celtic Kop n’a pas oublié le passage d’Habib Beye. L’ancien entraîneur, remercié récemment après une période compliquée sur le plan sportif et relationnel, a été explicitement visé par des chants et un message sans détour. Selon des images relayées sur les réseaux sociaux, le kop a lancé : « Ce soir, il y en a un chez lui, il doit se retourner ! Beye est parti, maintenant c’est que nous. Désolé pour lui, mais à un moment faut savoir fermer sa gueule. »
Des mots durs, révélateurs d’une fracture plus profonde qu’une simple succession sur le banc.
Le passage d’Habib Beye à Rennes n’a jamais totalement convaincu une partie du public. Arrivé avec l’image d’un technicien ambitieux et sûr de ses principes, l’ancien international sénégalais a souvent assumé un discours frontal, parfois perçu comme clivant. Les résultats en dents de scie et certaines décisions fortes dans le vestiaire ont progressivement tendu le climat.
La victoire contre Paris a servi de catalyseur. Pour les supporters, elle symbolise un nouveau départ, une forme de libération. Le message envoyé vendredi soir ne visait pas seulement un homme, mais aussi une manière de fonctionner. « Maintenant, c’est que nous », ont martelé les ultras, insistant sur l’unité retrouvée entre joueurs et tribunes.
Sur le terrain, les Rennais ont répondu présents. Mentalité irréprochable, discipline collective et efficacité dans les moments clés : autant d’éléments qui ont manqué ces dernières semaines. La première de Tambouret, saluée par une communion forte avec les joueurs, contraste avec la fin de cycle vécue sous Beye.







