Nouveau rebondissement à quelques heures du très attendu quart de finale de la CAN 2025 entre le Cameroun et le Maroc. Initialement désigné pour diriger la rencontre, l’arbitre égyptien Amin Mohamed Omar a finalement été remplacé par le Mauritanien Dahane Beida, dans un contexte de fortes tensions en coulisses.
À la veille de l’affiche Cameroun–Maroc, programmée ce vendredi à 20h, la Confédération africaine de football a tranché. L’instance continentale a décidé de modifier le corps arbitral initialement prévu pour ce quart de finale à haut risque.
Dans un premier temps, la CAF avait désigné l’Égyptien Amin Mohamed Omar, assisté à la VAR par l’Algérien Mustapha Ghorbal. Un choix qui avait rapidement suscité de vives réactions, notamment du côté marocain.
Une contestation marocaine prise au sérieux
Selon plusieurs sources concordantes, dont Sportnewsafrica, la Fédération royale marocaine de football s’était officiellement plainte du retard de la CAF dans la désignation des arbitres pour cette rencontre capitale. Mais au-delà du calendrier, c’est surtout la composition de l’équipe arbitrale qui aurait provoqué l’agacement des dirigeants marocains, dans un contexte où la neutralité est scrutée avec une extrême attention.
La situation aurait rapidement dégénéré en un bras de fer institutionnel, impliquant le président de la FRMF et Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football. Face à la montée des tensions et au risque évident de polémique après le match, la CAF a finalement choisi d’apaiser le climat.
Dahane Beida pour calmer le jeu
Pour diriger ce quart de finale sous haute pression, la CAF a donc opté pour Dahane Beida, arbitre expérimenté et déjà rompu aux grands rendez-vous continentaux. Le Mauritanien était notamment au sifflet de la dernière finale de la CAN entre le Nigeria et la Côte d’Ivoire, un gage de crédibilité aux yeux de l’instance africaine.
Ce changement de dernière minute illustre à quel point l’enjeu dépasse le simple cadre sportif. Entre le Cameroun et le Maroc, pays hôte de la CAN 2025, la moindre décision arbitrale sera scrutée, commentée et potentiellement contestée.
En optant pour un arbitrage jugé plus neutre, la CAF espère désormais que le terrain reprendra ses droits et que ce quart de finale se jouera avant tout sur la pelouse, et non dans les couloirs des instances dirigeantes.







