L’ancien président de la République, Jacques Chirac, a été une star incontournable lors de l’épopée victorieuse de l’équipe de France à l’occasion de la Coupe du monde 98.
L’homme politique tenait absolument à participer, à sa manière, à l’aventure des Bleus dirigés par le sélectionneur Aimé Jacquet. Dès janvier 1998, Jacques Chirac avait fait savoir au groupe, qui était alors critiqué par certains médias, qu’il était leur premier supporter. A l’époque, il était même allé dans les vestiaires pour aller parler avec tous les joueurs suite au match France – Espagne (1-0). Au passage, il avait aussi discuté avec Aimé Jacquet qui était loin de faire l’unanimité à son poste.
Un jour, Chirac avait même assisté aux cinq dernières minutes d’un entraînement. A défaut d’être un spécialiste sur le plan tactique, le président avait apprécié une reprise de volée. Soudainement, il avait lancé à tout le monde : « Moi, je suis jacquettiste ! ». En clair, il soutenait bec et ongles Aimé Jacquet. Avant le dîner prévu à Clairefontaine, Jacques Chirac n’avait pas hésité à boire une ou deux Corona. Puis au cours du repas, il était allé s’asseoir entre Didier Deschamps et Laurent Blanc.
Chirac était « on fire »
A un moment donné, tout le monde avait insisté pour que le sélectionneur adjoint, Roger Lemerre, raconte une blague salace. Ce dernier avait déclaré qu’il ne pouvait pas la dire devant lui. Hilare, Jacques Chirac avait répondu : « Vous n’allez tout de même pas me laisser sur ma faim ». Il avait promis que cela ne sortirait « pas d’ici ». Au fil de la Coupe du monde 98, le président continuait d’aller voir régulièrement les Bleus au sein du vestiaire.
Les joueurs lui avaient même offert un maillot avec le numéro 23… qu’il s’était empressé d’enfiler suite à une victoire. Lors de la finale contre le Brésil (3-0), Jacques Chirac était entré dans la légende au moment de l’annonce des joueurs qui débutaient la rencontre. Le président de la République avait eu quelques trous de mémoire ce qui avait fait marrer, après coup, les footballeurs concernés. Suite au coup de sifflet final, Chirac avait pu féliciter chaleureusement le capitaine Didier Deschamps ou encore embrasser le crâne de Fabien Barthez à la Laurent Blanc. Lui aussi est entré dans la légende du football à sa manière…







