À quatre mois de la Coupe du monde 2026, Lucas Chevalier est en ballottage défavorable pour l’équipe de France. Son manque de temps de jeu au Paris Saint-Germain pourrait priver le gardien de but d’une participation au mondial.
Il y a encore quelques mois, Lucas Chevalier avançait avec le vent dans le dos. Installé dans la rotation des Bleus, titulaire lors du rassemblement de novembre, le gardien de 24 ans semblait avoir pris une longueur d’avance dans la course au rôle de doublure derrière Mike Maignan. À quatre mois de la Coupe du monde 2026, le décor a brutalement changé.
Son transfert au Paris Saint-Germain, censé marquer un cap dans sa carrière, s’est transformé en zone de turbulences. Chevalier a perdu sa place de titulaire au profit de Matvey Safonov, avec un temps de jeu devenu trop maigre pour convaincre un staff des Bleus historiquement très attentif à la continuité chez ses gardiens. À ce poste, l’inactivité est souvent rédhibitoire.
Le problème pour Chevalier, c’est que la concurrence ne l’attend pas. Alphonse Areola, longtemps installé à West Ham, traverse lui aussi une période délicate, tandis que Brice Samba reste sous surveillance après une saison agitée à Rennes. Mais surtout, de nouveaux profils gagnent du terrain. Jean Butez, solide en Serie A avec Côme, et Robin Risser, très régulier à Lens, sont désormais observés de près par le staff tricolore.
Dans ce contexte, le danger est clair : sans retour rapide dans le onze parisien, Chevalier pourrait tout simplement sortir de la liste pour le Mondial. Non pas par manque de potentiel, mais parce que la hiérarchie française, longtemps figée derrière Maignan, est en train de se fissurer au pire moment. Chez les gardiens, la Coupe du monde se prépare avec des minutes, pas avec des promesses.
Le message est limpide. Pour rester dans la course, Lucas Chevalier doit redevenir titulaire, vite. À défaut, le rêve mondial pourrait lui filer entre les doigts, au profit de profils moins exposés médiatiquement, mais bien plus actifs sur le terrain.







