Ruben Amorim traverse un moment critique à Manchester United. Après une élimination humiliante en Carabao Cup et un début de saison sans victoire, son avenir semble déjà compromis.
L’essentiel
- L’élimination de Manchester United par Grimsby Town (League Two) en Carabao Cup a mis Ruben Amorim sous pression.
- Mick Brown, ex-scout de United, prévient qu’une défaite contre Burnley serait un « désastre ».
- Le Portugais peine à convaincre malgré un mercato coûteux, tandis que des joueurs comme Kobbie Mainoo songent à l’avenir.
Une élimination qui fragilise Amorim
La saison vient à peine de commencer et Ruben Amorim est déjà sur un siège éjectable. L’entraîneur portugais a vu son Manchester United éliminé dès le deuxième tour de la Carabao Cup par Grimsby Town, pensionnaire de League Two, aux tirs au but après un 2-2. Une défaite qualifiée d’« humiliation » par les observateurs et qui pourrait précipiter sa chute.
Mick Brown, ancien chef scout de Manchester United sous Sir Alex Ferguson, s’inquiète de la situation : « Leur prochaine rencontre contre Burnley est décisive. S’ils perdent à Old Trafford, ce serait un désastre. »
Un mercato dispendieux mais inefficace
Pourtant, les Red Devils avaient investi lourdement cet été pour s’adapter aux idées d’Amorim. Trois recrues offensives sont venues renforcer l’effectif, mais les résultats restent désespérément plats. « Beaucoup d’argent dépensé, et pourtant aucune amélioration », pointe Brown. Après deux premiers matchs sans victoire en championnat (défaite contre Fulham et nul en ouverture), United occupe déjà une place inquiétante au classement.
Le style d’Amorim, jugé trop rigide, fait débat. Sa difficulté à ajuster son plan de jeu en cours de match nourrit les critiques. « Quand vous perdez, la spirale est difficile à casser. Il doit réagir pour les résultats comme pour le moral », analyse encore Brown.
Des joueurs dans le doute
La crise touche aussi l’effectif. Kobbie Mainoo, jeune milieu anglais, pourrait envisager un départ faute de temps de jeu. Sa volonté de s’imposer pour intégrer la sélection de Thomas Tuchel au Mondial 2026 est compromise. Pendant ce temps, Casemiro, Mount et même Bruno Fernandes peinent à répondre aux attentes.
Ratcliffe sous pression, Amorim en sursis
Dans les tribunes, Sir Jim Ratcliffe, copropriétaire du club, s’impatiente. Après avoir investi massivement pour relancer United, il ne peut accepter une saison ratée dès les premières semaines. La réception de Burnley le 30 août pourrait déjà représenter un tournant : un succès apaiserait la tempête, mais un faux pas pourrait bien mettre un terme à l’aventure d’Amorim.
Manchester United est face à une question brûlante : jusqu’où les dirigeants accepteront-ils de patienter avant de trancher dans le vif ?







