Frank McCourt continue de soutenir financièrement l’Olympique de Marseille. Alors que le club phocéen s’est engagé dans une importante réduction de ses dépenses, son propriétaire américain aurait injecté 120 millions d’euros supplémentaires en 2026 afin de couvrir les pertes. Un effort considérable qui rappelle à quel point l’équilibre économique de l’OM reste dépendant de son actionnaire.
Les années passent et Frank McCourt continue de mettre la main à la poche. Propriétaire de l’Olympique de Marseille depuis octobre 2016, l’homme d’affaires américain a de nouveau apporté une somme considérable au club phocéen.
Selon les informations de L’Équipe, 120 millions d’euros ont été injectés par McCourt en 2026. L’objectif n’est pas de financer directement un mercato spectaculaire, mais essentiellement de combler les pertes et de répondre aux besoins financiers de l’OM.
Frank McCourt a injecté 120 millions d’euros pour l’OM en 2026 ➡️ l.lequipe.fr/g8V
Alors que l’OM est en pleine cure d’austérité, son propriétaire américain Frank McCourt a de nouveau versé une somme colossale au club cette année, à hauteur de 120 millions d’euros, pour combler les pertes.
— L’ÉQUIPE
7 août 2026
120 millions d’euros pour éponger les pertes
Le montant peut donner le vertige. Mais il ne signifie pas que l’OM dispose désormais d’une enveloppe de 120 millions d’euros pour recruter.
L’apport de Frank McCourt doit avant tout permettre au club de faire face à ses pertes et de consolider sa situation financière. Depuis son arrivée à Marseille, l’Américain a régulièrement dû recapitaliser l’OM afin d’accompagner son fonctionnement et ses ambitions sportives.
Cette nouvelle injection intervient surtout dans un contexte particulier. Marseille cherche désormais à réduire son train de vie et à retrouver un modèle économique plus soutenable.
La direction travaille notamment sur la maîtrise de la masse salariale, la valorisation des joueurs et les revenus générés par le club. L’objectif à terme est évident : éviter que l’actionnaire soit obligé d’intervenir avec des montants aussi importants pour équilibrer les comptes.
Car 120 millions d’euros représentent davantage que le prix de nombreux transferts majeurs réalisés ces dernières années par l’OM.
Cette somme montre surtout l’écart qui peut exister entre les ambitions sportives du club et les ressources qu’il est capable de générer seul.
McCourt continue de financer l’OM
Cette nouvelle intervention apporte également une réponse à ceux qui s’interrogent régulièrement sur l’implication financière de Frank McCourt.
Depuis le rachat du club à Margarita Louis-Dreyfus en 2016, le milliardaire américain a investi des centaines de millions d’euros dans le projet marseillais.
Les résultats ont été contrastés. Marseille a retrouvé régulièrement les compétitions européennes et disputé notamment une finale de Ligue Europa en 2018. Mais le club n’est jamais parvenu à installer durablement un modèle lui permettant de conjuguer très haut niveau sportif et équilibre financier.
Plusieurs mercatos coûteux, une masse salariale importante et des périodes sans Ligue des champions ont pesé lourdement sur les comptes.
Dans ce contexte, McCourt a régulièrement joué le rôle de garant financier.
Son nouvel apport de 120 millions d’euros montre qu’il continue d’assumer cette responsabilité près de dix ans après son arrivée.
Mais cette situation ne peut probablement pas constituer un modèle permanent. Même pour un propriétaire fortuné, couvrir régulièrement les déficits par des apports personnels n’est pas une stratégie économique idéale à long terme.
Pourquoi l’OM est-il en cure d’austérité ?
C’est précisément pour réduire cette dépendance que Marseille a engagé une politique de rationalisation.
Le terme « austérité » ne signifie pas nécessairement que l’OM renonce à toute ambition sportive. Il traduit plutôt la volonté de dépenser de manière beaucoup plus contrôlée.
La qualification européenne reste évidemment fondamentale. Participer à la Ligue des champions permet d’augmenter considérablement les recettes grâce aux primes de l’UEFA, à la billetterie, aux droits audiovisuels et aux revenus commerciaux.
À l’inverse, manquer la compétition peut créer un trou important dans les prévisions financières lorsque le budget a été construit autour d’un effectif coûteux.
Le trading de joueurs constitue l’autre levier majeur. Marseille doit réussir à acheter des talents à un prix raisonnable, les développer puis éventuellement réaliser d’importantes plus-values.
Un modèle déjà maîtrisé par plusieurs clubs européens et devenu presque indispensable pour les formations françaises compte tenu de la fragilité des revenus audiovisuels domestiques.
L’OM cherche donc à trouver un équilibre : conserver une équipe suffisamment compétitive pour atteindre ses objectifs tout en évitant une accumulation de contrats trop lourds.
L’annonce de ces 120 millions d’euros intervient alors que Marseille reste actif sur le marché des transferts.
Manchester City a notamment transmis une première offre officielle pour Geronimo Rulli. Le gardien argentin représente un actif susceptible de générer une rentrée financière si les négociations aboutissent.
Ce dossier illustre parfaitement le nouveau dilemme marseillais : jusqu’où faut-il résister sportivement lorsqu’une offre importante peut contribuer à améliorer les comptes ?
Les dirigeants devront multiplier ce type d’arbitrages.
Il ne s’agit donc plus simplement de construire le meilleur effectif possible, mais de le faire dans un cadre financier beaucoup plus strict.
McCourt, indispensable mais jusqu’à quand ?
Les 120 millions d’euros injectés en 2026 rappellent finalement une réalité essentielle : malgré les efforts entrepris pour augmenter ses revenus, l’Olympique de Marseille reste fortement dépendant de la puissance financière de son propriétaire.
Pour les supporters, le chiffre peut être interprété de deux manières.
D’un côté, il démontre que Frank McCourt continue de soutenir le club financièrement et qu’il ne laisse pas l’OM seul face à ses pertes.
De l’autre, la nécessité d’injecter une somme aussi importante souligne les fragilités persistantes du modèle économique marseillais.
Le véritable succès de la nouvelle politique de l’OM ne se mesurera donc pas uniquement au classement ou au mercato.
Il faudra aussi regarder les comptes.
Si Marseille réussit progressivement à réduire ses pertes tout en restant compétitif, les injections massives de McCourt pourront diminuer. Dans le cas contraire, le propriétaire américain restera contraint de financer personnellement une partie importante des ambitions du club.
Près de dix ans après son arrivée, Frank McCourt continue en tout cas de payer. Et avec 120 millions d’euros supplémentaires en 2026, l’addition est encore particulièrement salée.







