La légende de Manchester United estime que le club a manqué son mercato estival et n’a pas l’effectif nécessaire pour répondre aux attentes sous Ruben Amorim.
Rien ne va plus à Old Trafford. Avec seulement quatre points en quatre journées de Premier League, Manchester United vit son pire départ depuis 1992-93. Et les critiques pleuvent, à commencer par celles de Paul Scholes, qui n’a pas mâché ses mots au micro de la BBC. Selon lui, les dirigeants se sont lourdement trompés dans leur stratégie estivale.
Malgré plus de 200 millions de livres dépensés sur Matheus Cunha, Bryan Mbeumo et Benjamin Sesko, les Red Devils n’affichent que quatre buts inscrits… dont deux contre leur camp. Un constat alarmant qui fragilise la position d’Amorim malgré le soutien affiché en interne.
Scholes pointe les failles du recrutement
« Je ne pense pas que la qualité soit là », a lâché Scholes dans l’émission Monday Night Club. Pour l’ancien milieu, United a fait fausse route : « La priorité absolue devait être un milieu central capable de jouer, de courir et de contrôler un match. »
L’ancien international anglais regrette aussi le choix du gardien : « Fallait-il vraiment attendre un match contre Grimsby pour réaliser qu’Onana n’était pas assez bon ? S’ils n’ont pas tenté leur chance pour Donnarumma, c’est une faute grave. »
En ciblant uniquement des attaquants, United a selon lui oublié l’essentiel : équilibrer l’équipe et donner des bases solides à Amorim.
Si le Portugais, arrivé l’hiver dernier en remplacement d’Erik ten Hag, reste soutenu par sa direction, les résultats actuels inquiètent. La lourde défaite 3-0 face à City dans le derby n’a fait qu’accentuer les doutes. Wayne Rooney lui-même estime que United « a empiré » sous Amorim.
Scholes enfonce le clou : « À un moment donné, il devra se dire : ce que je fais ne marche pas. Les résultats sont là, il doit changer sinon la pression va devenir énorme. »
En coulisses, l’ancien coach du Sporting Lisbonne attire aussi l’attention au Portugal. João Noronha Lopes, favori pour la présidence de Benfica, rêve de le rapatrier à Lisbonne. Preuve que sa cote reste élevée malgré la tourmente.
United doit désormais réagir vite. Chelsea arrive samedi à Old Trafford, suivi d’un déplacement à Brentford, puis de chocs contre Sunderland et Liverpool. Autant dire que la marge de manœuvre d’Amorim est faible.
Après une saison 2024-25 déjà ratée (15e de Premier League et une finale de Ligue Europa perdue), la patience des supporters est à bout. Pour survivre, Amorim devra trouver les bons réglages rapidement, faute de quoi la crise pourrait s’aggraver.
Entre critiques d’anciennes gloires comme Scholes et Rooney, recrutement remis en cause et supporters désabusés, Manchester United joue déjà une partie de son avenir dès ce mois de septembre.







