Critiqué pour son mercato estival jugé trop timide, Manchester United prend aujourd’hui sa revanche. Huit journées après le début de la saison 2025/2026, les recrues mancuniennes impressionnent, tandis que Liverpool peine à justifier ses investissements massifs. Un scénario que peu avaient anticipé.
Un été contrasté : Manchester séduit, Liverpool déçoit
À l’intersaison, l’opinion penchait clairement du côté de Liverpool. Avec plus de 400 millions de livres investis et les arrivées d’Alexander Isak et Florian Wirtz, les Reds semblaient avoir frappé un grand coup. À l’inverse, les transferts de Manchester United, estimés à 214 millions, suscitaient le scepticisme. Pourtant, la donne a changé.
Les recrues de Liverpool peinent à convaincre. Isak, encore loin de son meilleur niveau, peine à s’imposer dans le onze d’Arne Slot. Même constat pour Wirtz, talentueux mais mal exploité dans le système actuel. Derrière, Milos Kerkez et Jeremie Frimpong n’ont pas encore fait oublier Robertson et Alexander-Arnold. La défense, privée d’un Marc Guehi non recruté, souffre d’un manque flagrant de solidité malgré un bon Ibrahima Konaté. Résultat : une équipe en crise de repères.
Face à cela, Manchester United semble avoir trouvé son équilibre. Sous la houlette d’Amorim et de la direction d’INEOS, les Red Devils récoltent les fruits d’un recrutement plus ciblé. Senne Lammens s’impose déjà comme une alternative rassurante à André Onana, tandis que Bryan Mbeumo et Matheus Cunha ont transformé l’attaque mancunienne. Benjamin Sesko, auteur de deux buts consécutifs avant et après la trêve internationale, s’annonce comme la nouvelle arme offensive d’Old Trafford.
Les Red Devils en reconstruction réussie
Manchester n’a pas tout réglé — le poste de milieu défensif reste un chantier — mais l’esprit d’équipe et la cohérence du projet séduisent. Même la gestion des indésirables, autrefois qualifiés de “bombe squad”, témoigne d’une nouvelle discipline interne. Les départs bien négociés de Jadon Sancho ou d’Alejandro Garnacho allègent l’effectif tout en préservant sa compétitivité.
À Liverpool, la situation est plus préoccupante. Les choix de la direction, jugés précipités, ont déséquilibré une équipe qui peine à retrouver son identité. Entre stars en manque de rythme et défense fragile, Arne Slot se retrouve déjà sous pression.
À l’issue de ce premier quart de saison, Manchester United sort grand gagnant du mercato estival. L’équipe affiche un visage conquérant et cohérent, tandis que Liverpool, malgré ses dépenses records, semble toujours en quête d’un second souffle. La suite de la Premier League promet encore de belles joutes entre.







